avant de commencer

Voici. La seule contrainte de ce blog est de répondre au message le plus récemment publié par un nouveau message. Le lien est qu'il faut reprendre au moins un élément du texte précédent: soit le thème, le style, l'idée, ou la forme. Le nombre d'interventions faites par les contributeurs est libre.
Si vous voulez vous rajouter et que vous n'êtes pas inscrits, faites-moi signe (chris).
Finalement, faites exploser le hamster qui roule en vous (:

dimanche 4 avril 2010

Je me suis réveillé

Le cœur léger, dans un autre monde. Un monde où tout ce qui se passe passe d'abord par ma tête, un monde où je puis que sourire à tout ce qui ce passe, un monde où le bien règne. Je me suis levé, le pied gauche gagnant la course jusqu'au plancher froid, mon réveil indiquant une heure impossible. J'ai mangé un bol de céréales verte avec du lait rose. J'ai la vive impression de sauter dans le temps, mais cela ne m'embête pas le moins du monde. Je suis un centre ville, j'attends quelque chose. Quoi? je n'en ai pas la moindre idée, qui? Peut être elle, qui sait. Je saute encore dans le temps, cette fois avec un vide. Je n'ai pas trouvé ce pourquoi j'attendais. Ce vide laisse rapidement place à autre chose. Mes connaissances sont là, mais dans ce monde je reconnais que leur visage, et leur présence m'importe peu. Je suis heureux, heureux comme un mélancolique est triste, heureux ne serait-ce que parce que je lève les yeux pour voir le ciel et pas le gris noir de nuages annonçant du mauvais temps pour encore des semaines, voir des mois. La chaleur oubliée du soleil sur mon flanc ravive en moi tant de souvenirs d'étés. Le temps se fige, j'apparais sur le mont royal. Elle est là, au loin. Je cours, du moins, mes jambes courent, mais je n'avance pas. Le temps me joue encore des tours. Je suis sur un banc, pas loin du belvédère. Je baisse la tête et la prend dans mes mains, comme si ce beau monde venait de prendre fin. En ouvrant les yeux, je vois ses pieds, ses jambes, et après avoir déplacé mon regard à la vitesse du son, son sourire. Le temps est pour moi favorable pour une fois. J'approche mes lèvres des siennes, ma main sur sa hanche. Il y entre moi et un moi comblé que quelque centimètre, quand j'entends les gouttes d'eau s'écraser une à une sur une fenêtre. Je la regarde une dernière fois, je fronce les sourcils, j'ose espérer avoir encore une chance. Ma main tient du plus fort qu'elle peut un tissu qui n'est plus sa camisole, et quand j'ouvre mes paupières je ne vois que mon plafond, accompagné du bruit d'une pluie qui vous réveille, et du battement de mon cœur, qui n'a jamais été aussi rapide à mon réveil.

1 commentaire:

  1. C'est beau. :)
    "La chaleur oubliée du soleil sur mon flanc ravive en moi tant de souvenirs d'étés."
    SUMMER <3

    RépondreSupprimer