avant de commencer

Voici. La seule contrainte de ce blog est de répondre au message le plus récemment publié par un nouveau message. Le lien est qu'il faut reprendre au moins un élément du texte précédent: soit le thème, le style, l'idée, ou la forme. Le nombre d'interventions faites par les contributeurs est libre.
Si vous voulez vous rajouter et que vous n'êtes pas inscrits, faites-moi signe (chris).
Finalement, faites exploser le hamster qui roule en vous (:

jeudi 2 décembre 2010

Parce que

Petit à petit, comme tout le monde et n'importe qui, l'on comprend qu'il y a plus de questions que de réponses.

Bon ... une autre phrase passe partout. Mais, est-ce que tu réalises qu'être capable de critiquer et de prendre de la distance face à une formulation populaire et quelconque, tu l'aurais pas fait il y a 2 ou 3 ou 4 ou même 7 ans déjà. Oui, t'aurais sûrement demander ce que ça veut dire, mais est-ce que t'y aurais apporté une opposition ou une réfutation raisonnable. Nah, je crois pas. En tout cas, je me souviens que t’allais te terrer dans un jeu vidéo quelconque ou t'enfermer devant une bd lorsque t'avais 12 a
ns.

La psycho prétend ... Je sais pas exactement, je suis pas un pro pour ces affaires là, je l'ai lu dans une revue quelque part. Bon, elle prétend que c'est parce que ton cerveau se développe beaucoup durant ce 7 à 8 ans que tu peux maintenant porter ce genre de jugement. Je veux dire, tu vas toujours t'abrutir devant tes bds, mais j'ai l'impression que ton cerveau brasse de plus gros concepts maintenant qu'il le faisait lorsque ta voix commençait à muer.

Alors aux 40 pourquois la seconde qui te popent dans la tête ('scuse le mauvais français) c'est normal que t'es pas trop de réponses. Je veux dire, t'as à peine trois poils sur le menton, t'as pas vraiment l'expérience pour te dire qu'est-ce qui est bien ou mal. Ouais, j'ai fait de mon mieux pour te donner des repères et des indices, mais faut que tu réalises que ma vie c'est pas la tienne, que les défis que j'avais à relever à mon époque sont pas les mêmes pour toi.

Pourquoi pas? En réalité, tu le sais pas tant que tu l'as pas essayé. Non, je t'encourage pas à placer ta main sur le poêle alors qu'il est allumé, mais faut bien que tu te sois brûlé au moins une fois pour savoir que ce sera pas agréable la mettre là.

En tout cas, va lire If de Rudyard Kilpling, en fait la traduction de Paul Eluard est meilleure. Ouais, comme je le disais, ils savent mieux faire ces discours-là que moi.

Quoi, j'ai pas répondu à ta question? Et bien merde ...

samedi 27 novembre 2010

Pourquoi pas

"And if you could then you know you would"

There's some lines that two years ago we wouldn't even think of crossing. Je ne parle pas de rêves accomplis, de réussites ou de projets qui ont porté fruit. Il y a deux-trois ans, on n'avait pas les mêmes valeurs que maintenant. Par "on" je veux dire les gens de mon âge. Maintenant tout se fait, tout se dit et tout se donne quand tu pèses les pour et les contres. Tout se justifie...ben quoi... l'homme est libre de son corps et fait ce qu'il veut avec et ne dépend pas des autres. Et si c'est si correct pourquoi y'en a qui ont mal quand même. Se sentir coupable ou ne pas se sentir coupable, telle est la question. Pourquoi une des règles du jeu c'est d'être malhonnête car sans ça le plan foirerait.

On le pense, ça mijote dans la tête, on se dit qu'on pense bien et qu'on ne fera pas l'impensable... jusqu'au jour où ça se présente à nous.

Pourquoi pas.

mercredi 27 octobre 2010

Take 2, or How I Wish That I Had Tried

He just smiled a beautiful smile but I was paralyzed with fear.

I just felt so much love, everywhere. In my chest, around my crotch, on my face, I could just feel lighting up with awkward incredulity and gratitude. Oh why. I felt so alive, so validated, so I-am-somebody. And I just wanted to get up and hug him and bless him for his gift of joy. I just felt so very grateful, so very giddy, so drawn to him.

And then the doors stayed open a split second more than they ought to, and my head was empty, my mind blank, and then I was so so close to getting up and following him. So very close.

And then... the doors closed.

There would've needed to be a huge billboard saying "Go here for hot guy who totally smiled at you, you know the one who made your heart race for 15 minutes later?" Or saying, "Hey you big dumbass, you want it or not?" Or, "Hello? Anyone home? FUCKING GO!"

I need those. Really. Fucking hell.

I'm still a little boy trying to get out of his shell. Now it mostly works, so I forget that I always need to get past that damn shell of fear and "behavioural correctness". I've pushed and pushed and now I still need to push some more. Go out there and not let fear paralyze me. Go out and fucking do.

***

Overwhelmed, I looked up to the ceiling and thought, "life is just hanging by a thread". This very fragile, on-the-verge-on-breaking, spider cobweb just holding everything together, defying the laws of physics and common sense. And we, little spiders, swiftly and delicately move across our webs, sidestepping deadly obstacles and getting stuck in sugar-sweet honey. It's so vulnerable. When it rains, it gets all pretty but heavy and threatened. At any moment, a huge housewife can take her broom and whoosh! wipe it all away — make it crumple into a crushed thread of sickly white.

***

Already his face is fading. I try to convey it in my mind and others contaminate his image — faces I know crowding the face I want. He's becoming this image, this version of himself, appropriated by me, lost by me. He's fading at the speed of light, while growing in mystique and importance.

What was a few minutes punctuated by a second-quick climax is now a whole reflection. A stranger is now a symbol.

In the words of one Penguin Prison, "The more I look the worst it gets."

mardi 26 octobre 2010

Infiltration

On n'est jamais trop, on est toujours pas assez
Inhibition
Changeons les rôles

On n'est pas assez à en vouloir trop
Peu d'ambition
Changeons les rôles

On est trop à en avoir eu assez
Abandon
Changeons les rôles


Comme des champions

dimanche 17 octobre 2010

Milles nuits et milles étoiles s'entrechoquent

La soleil meurt
Son sang se dilue dans l'océan des gratte-cieux
Dans la frénésie et le vacarme du downtown du business town

Arrachée à la torpeur par l'arôme amer du bruit et du café
La nuit éclot
Ses sujettes se prostituant à ras le bitume
La lune règne
Seule au milieu d'un ciel vide Inutile au milieu des ténèbres

Une brise siffle fort
Emporte le fédéra d'un homme
Il referme son manteau
Bien qu'il n'y aie qu'à son crane chauve qu'il aie froid

Éclairée par la lumière ocre d'un belvédère
Assise sur un banc
Attendant l'autobus
Une femme
Aperçoit le chapeau bercé au loin
Elle écoute le murmure de la brise
Toutes deux ne disent absolument rien
Le vent, plus fort

Les feuilles rouges et jaunes et oranges et mortes
Tombées sans bruit
Dansent au cœur de la ville

Après la chaleur suffocante et folle du jour
Il ne reste plus que ça
Le silence
Une danse sans sens

samedi 18 septembre 2010

Loser Looser

I ran down the street and thought to myself, Wajdi Mouawad a dit: “l’enfance est un couteau planté dans la gorge. On ne le retire pas facilement.” Je dis plutôt que la vie est un couteau planté dans la gorge. On ne le retire pas. On ne le retire pas et on pense à ce qui arriverait si on le faisait. Si on arrêtait le tout. Ça ne prendrait qu’un moment de courage, et le sang coulerait, coulerait, coulerait, le vomi rouge envahissant le monde des confusions, enrobant les questions de la réponse la plus évidente, pourquoi ces angoisses? Le sang nettoie tout. Le sang efface le couteau. Et ça ne prendrait qu’un moment de courage. En attendant, on suffoque, on s’étrangle, on s’entortille, on respire juste assez pour garder le couteau enfoncé, on espère qu’un autre couteau nous charcute et on pleure, on sanglote. On veut partir, mais le couteau nous retient, on sanglote.
We are all losers after all. Loosen up to what we think we want. Loosen up to what we wish we had. Loosen up to what is not there. We lose at the end. Loosen up to find out that you have lost. Loosen up. Loosen up to so much and yet so private. It’s hard to talk, especially when the words are haunted. It’s hard to talk, especially when you have to fight against yourself. It’s hard to talk, especially since the knife is stuck inside. Since the tears can’t wash it away. Live with it, live with the knife in your throat, live with the words that will perish hanging to the knife, those words that will never pass the knife, they will never make it. Live with it, deal with it.

mercredi 25 août 2010

New shudder

Hi, I walk on the street and I'm alone.

I heard people say that nobody likes to be alone.
Yeah, I know... you lose touch you try to follow the flow.
In every party I'm with nobody
Ok ok that's not true... oupsi
But when I learn it's like I'm not concerned
Family just looks like a distant savagery
The laughs you have replace the *coughs*
That you would've had so maybe you're a bit more serious
And you can't understand why you once were so pretentious
And maybe you are acting like you're afraid to burn
When all you think about is your promised throne
I realise I pulled the other's leg
Too much when it wasn't necessary at all to beg
Now with peace in mind, goals are easier to find
A tiny liberty and no forced efforts no obligations, sincerely
People around seem to come from another land
I just hear them whisper but then I discover
It's a new shudder I don't want no other
feeling for the moment...

jeudi 19 août 2010

I go I go

Poetry in my pocket and one worry too many in my heart
My feet take me
To smelly summer streets and unfamiliar blocks
I crawl I crawl
With tarnished nails and tired fingers
To the corner of a city of a life of the night
Of those kids at the edge of a parking lot hitting a metal pole with a piece of wood that probably fell from a tree probably
Of those cars turning however they like because there's no stop signs to protect stupid pedestrians at night
Of a dream of a feeling of this headache at the tip of my brain and this mind just waiting to be broken into tiny pieces of a spirit that once was
I walk I walk
Onwards and I'm sure that I'm sick or that I'll probably be sick pretty soon
And I don't feel all the streetlights of this big boulevard on my eyes
I just see
frenetic people sliding towards the inevitable end of things
To the turning and eternal world wide frenzy of the end, that comes time and time again
Always anew and surprising and mesmerizing and that look in the eyes of that one girl deep down in the metro
When I couldn’t find the right words even though I didn't know the right words
But it felt like I should
Or those other eyes, that I know so well but are so mysterious still
Unattainable, but lovable still
Of blue and green and red and a bit of orange and somewhat black
My steps take me back to a moment
This moment
The streets are smelly
Poetry sits uncomfortably in my pocket
Images run through my blinking eyes
Sound passes over my ears
Those cones circling the corner of the walkway
This is a night like any other in a city like no other
And still I move forward
I run I run
In search of words
And emotions and memories and enlightenment and sour feet and fun and the space between words
Silence
Complete mind numbing silence, that purifies the soul and frees the body and destroys the heart and the artillery
As the air is saturated with sounds that once were and soon shall be again
The birds don't sing
The sky is not getting any bluer by the second
The sun is not about to rise

dimanche 8 août 2010

été

Dégage son corps de tous écueils, Déshabille ses paupières de tout verdict.
Nage dans sa profondeur d’océan.
Abandonne tes tulipes sur sa peau déflorée.
Ta caravelle et son navire s’entremêlent et se fondent aux creux de vos vagues. tempête de l’été
Pose l’été.
Cours de ta main la détresse de son être, Rafraîchis de ta langue cette pomme desséchée,
À la recherche du soleil,
Pose l’été.
Promène l’animal dans les broussailles. Il marche, il court, il s’essouffle.
Marche, court, essouffle-toi, au milieu des broussailles, au plus ardent des broussailles, arrête, contemple, écoute, au milieu ….
Pose l’été.
Pleus de toute force, orage d’été, pleus tout doucement, pleus.
Avive de tes zéphyrs ses cryptes de la tendresse.
La tendresse de l’été.

mercredi 14 juillet 2010

Un moment

Un moment
Figé dans l'attente étire ses ailes et nous illumine de sa candeur. Tu souris et je
saute à l'unisson avec ... toi ou la caméra.
Troisième prise et c'est réussi. Nous sommes synchro. Entre terre et ciel,
immobiles comme des enfants béats
je tiens ta main, même si la mienne est moite, parce qu'il fait bon te toucher lorsqu'il fait chaud.
Lorsqu'il fait tiède.

Plus tard, je dis des choses stupides et lis des bandes dessinées dans le noir parce que je m'ennuie et ne veux pas qu'il en soit de même pour toi. Je au pluriel et toi au singulier malheureusement.

Mes bras gigotent partout comme des spaghettis mous et tu ris encore une fois de mes gestes pêle-mêle. Nous sommes seuls sur la piste de danse avec deux ou cinq autres personnes. Une fille vient nous parler. Je suis sûre que tu la connais, mais je me trompe. En fait, c'est son anniversaire et elle veut danser. J'aurais dû lui proposer de danser. On aurait bien ri, elle et moi ou toi et elle, et j'aurais sûrement écrit là-dessus.

mercredi 23 juin 2010

Manifeste de l'instant présent, ou La tyrannie de l'œil photographique

Composé le 4 juin dernier, à 1h du matin, dans la ville de G., Espagne.

Qu'est-il arrivé à la beauté du moment présent? Son caractère absolument unique et nuancé, inévitable et insaisissable... Suivi d'un effritement plus ou moins important, selon l'importance du moment présent devenu moment passé. Cet effritement, loin d'être néfaste, représente un processus naturel et nécessaire au bon fonctionnement de la mémoire.

Depuis des siècles, l'homme tente de capter le réel. L'invention de la photographie et surtout sa démocratisation depuis les dernières cinquante années rendent un tel exploit accessible à tous.

Ah oui?

Vu par l'objectif, le réel sera toujours trafiqué, parfois pour le meilleur, mais souvent pour le pire. Les limites techniques des appareils, surtout de ceux destinés au consommateur moyen, font qu'ils n'arrivent pas à la cheville de l'œil humain en termes de sensibilité et de subtilité.

Je veux parler de ces hordes de touristes qui, désireux de parader la splendeur et le caractère nécessaire de leur voyage à leur entourage, aspergent l'espace public d'écrans pixellisés tentant désespérément de capter la magie des lieux. À la queue leu-leu, ils passent l'un après l'autre devant tel lieu d'intérêt pour en capter le même médiocre portrait. Une véritable chaîne industrielle. Et que dire de ces horripilants vidéos de concerts où l'on ne voit positivement rien (à part peut-être l'indifférence du vidéographe) et où le son est agressivement abject?

Que cherchent donc ces gens? À "immortaliser" des souvenirs? Bien loin d'immortaliser, ces clichés ne font qu'assassiner la beauté de l'instant présent en le transformant en vulgaire prétexte pour appuyer sur la détente. Au lieu de se demander ce qu'on peut apprécier et comprendre, on se demande en salivant, affamé, quel prochain point de vue justifiera quelques mégaoctets sur sa carte mémoire.

Pourquoi ne pas laisser la vraie mémoire faire son travail? Ne vivons pas esclaves de notre propre vanité photographique. La rétine humaine originale est encore ce qu'il se fait de mieux.

lundi 24 mai 2010

Parce que tu es, et je suis. Avec ou sans fautes.

Il praîat que qanud je palre en mpéahotres, il y a un mur ivsnibile qui se frome ertne l'artue posnerne et moi. Que cahuqe duébt de pahrse aèmne un bon vnet mias que la fin pred toletaemnt, arols que nos iédes ont fliali fiusnoner puor n'en frmoer qu'une. Alros on dneadme à l'ature peosnrne ce qu'elle a cmorpis. Son pniot de vue s'exqluipe hamebnilet, alros tuot est jufsiatible, bon snag... elle puet mmêe me firae crorie que je sius une flile bldone ou un vmaipre. Les mlatenednus ou les bonens cnstotataions dnas une cnoevrasiton ernte elle et moi s'empielnt. Puls on éhcagne puls on se rned cmotpe qu'on n'arua jamias copmirs, ou qu’on ne se frea jmaias cmopernrde. Puoratnt, il y a tuot à dcovéuirr, d'où l'etnetêemnt des gens... Osbtnie-toi, mias tu ne puorars jmaias praelr à ma palce, et moi je ne puorari jmaias plraer à ta pcale non puls, hueruesemnet.

Mais, s'il-te-plaît, parle. Car c'est moche, garder la vie pour soi.

samedi 22 mai 2010

moi non moi

Je te vois, je te vois, tu es là, auprès de mes doigts, tu es là, je te vois, si proche et inaccessible, je te vois; tu me vois, je suis ici, auprès de tes doigts, je suis ici, tu me vois, si proche et accessible…

Ferme les yeux, je ne suis qu’un rêve, ferme les yeux, tu ne me verras plus, ferme les yeux, je ne veux plus être aperçu, ferme les yeux; ouvre les yeux, je ne suis pas un mirage, ouvre les yeux, tu me verras, ici, ouvre les yeux, je veux que tu me remarques, ouvre les yeux…

Parle-moi, parle-moi de tout, parle moi, parle moi du bateau naufragé, notre bateau naufragé, parle moi, comment tu as survécu, parle moi, apprends moi, comment tu as survécu, parle-moi, parle-moi; ne dis rien, ne dis rien, ne dis rien du bateau naufragé, notre bateau naufragé, ne dis rien, car je n’ai rien à dire, je suis heurtée, coulée, j’ai atteint le sable, je n’ai rien à dire, je n’ai plus rien à dire…

Approche-toi, approche ton corps du mien, deux lèvres imprégnées, esquisse les creux de mon cou, aspire le parfum de mes perles, éprouve la pesanteur de mes épaules, frottement maximal; éloigne-toi, éloigne ton corps du mien, détachement inaudible de nos vies cloisonnées, suffocations de nos murmures disloqués…

vendredi 21 mai 2010

Comme à la prunelle de ses yeux.

Dans son œil j'ai vu cent mille histoires, toutes plus loufoques les unes que les autres. Je me croyais bien spécial, unique et immortel, mais j'ai compris que ce qui n'arrive qu'aux autre inclue aussi sa propre personne. Je suis en avance sur l'âge peut-être, plus sage que beaucoup, certainement, mais je ne détient aucune vérités universelles. Je réalise que c'est seulement après maturation qu'on peu comprendre le sens complet des phrases de Socrate, celles qu'on a religieusement mises en exergue. C'est seulement après expérience qu'on comprend vraiment ce qui faisait qu'on ne comprenait pas, alors qu'on croyait tout savoir. J'ai vu la mort dans ces yeux, dans les yeux, et c'est alors que j'ai compris. Il faut parfois qu'un gong se fasse entendre pour que le brouillard des idées se dissipe, et que la réalité soit visible.

Même s'il s'agit d'un mirage.

jeudi 20 mai 2010

Karkwa - Dors dans mon sang

On Sunday, I went to sleep.

En fermant les yeux, des rayons de cristal ont dissipé la vapeur de l'eau, et
Un long chemin de verre s'étendait comme une respiration argentée
Pour devenir des Yeux d'un violet étincelant.

La brume chantait comme une chorale de 100 000 voix
En libérant l'Éclat
D'une paix éternel
Et en abandonnant le Temps.

Au jour de tous les Repos,
Je ne suis plus.
Je ne deviens plus.

Le vent se mêle à l'eau
Comme une tempête de verre
Dont je suis l'Oeil.

mardi 18 mai 2010

Dot dot dot

Monday;
Wake up, be a hero. Today's going to be good.

Tuesday;
Five times snooze, missed the bus. Teacher's mad, what a jackass.

Wednesday;
That damn question again. No no no. Don't know what the fuck I want.

Thursday;
Watched the game, lost 4-2. Remember when it used to matter?

Friday;
Thank God the week is over.

Saturday;
Wasted, drunk, whatever you call it. Sad, funny. Funny, sad. It's a fine line.

Sunday;
Ouch.


Go to sleep, be a hero. Tomorrow's going to be good.

jeudi 13 mai 2010

Dimanche

En un clic on modifie ce qu'on a l'air à vue d'oeil.

Tu te lèves le matin, les paupières battantes comme les ailes d'un papillon. J'ai un goût de suicide et de vodka dans la bouche. Je fais passé le tout avec ma pâte à dent a deux couleurs. Elle est supposée goûtée la menthe.

Tu passes la porte parce que t'es supposée vivre. Le Soleil est un flash devant lequel tu dois sourire.

Non et renon. Pas besoin de dire non trois fois.

Un déclique plus tard et le pastiche s’émiette.

Murmurez–moi, muses, de ces mots qui sifflent comme des plumes au vol, et s’oublient comme des oiseaux au loin. Incapables et usés. D’un ton las, émerveillé, leurs chants perçant l’encore et ses lendemains.

Un corps, une silhouette. Un verbe effréné, qui surprend et … Je ne t’en parlerai pas, je ne le dirais pas. En fait, je ne dis pas, j’écris.

Il faut une lueur pour veiller la nuit. Un oubli pour illuminer le grand nord. Une flèche pour tendre cet arc. Et un point à la fin.

jeudi 6 mai 2010

Deux fois en plus

En un clic on modifie ce qu'on a l'air à vue d'oeil
Un oeil ça voit plus laid que ce qu'a tenté d'embellir la pensée
La pensée peut te laisser mort sur un sofa pendant des heures
Les heures tardives sont les plus propices à la dépravation
La dépravation est un effet papillon que déclenche le malheur
Le malheur est la meilleure école qui soit
Soit tu dis vrai soit tu imites les pendus et tu la boucles
Boucles de cheveux longs, parfois vous me manquez
Manquez ma récitation de poèmes et les tulipes pousseront

quand même.

jeudi 22 avril 2010

Chapeau de velours

Clic. Non, mais c'est parce que, s'il te plaît. La moitié de la moitié n'est même pas capable de faire ça. "C'est 40 filles sur un total de 114. La fille tente de le convaincre, mais il ne sait pas quoi choisir, même s'il se fait tout expliquer, il essaie." Je suis vraiment hypocrite, je ne vais jamais faire tout ça.

C'est pas la réalité.

J'essaie de faire l'évolution. J'ai 62. "Et moi, 20,7." Clic. "Est-ce que tu sais c'est quoi ça?" Non c'est correct, 62 c'est bon. C'est 20,7 sur la règle. Clic. "C'est quoi la question?" Je ne pense pas que ça fonctionne. Ah oui, ça fonctionne. Je leur ai dit que parmi mes objectifs, je veux améliorer mes muscles. Je suis en train de les changer.

Caramilk.

Elle l'a fait! Elle a fait le commentaire! Pour qu'on puisse se préparer. Clic. "Qu'est-ce que tu racontes?" Tu peux dire imbécile, ça va mieux. "Dis que tu vas à la piscine publique. La barre, tu la descends, comme ça elle sera de profil... Non, c'est pas un profil ça! Touches-y pas! Arrête de modifier ton corps!" Oui c'est un profil, c'est exactement ça. Clic.

C'est parfait.

mercredi 21 avril 2010

Quelle intelligence

- Jcomprends rien de ça.

- Moi non plus.

- Ok on commence avec ça.

"Jcomprends rien de ça.

Moi non plus."

Ok ensuite?

- Oh wow! Tu vas vraiment écrire ça?

- Oui.

- Y a trop de "ça" dans le texte.

- Ben là je sais pas là.

- Ah c'est pas grave, c'est une figure de style. La répétition.

- Si t'es pas contente, t'as juste à l'écrire toi même. BOOYAH.
(avoue que je dis toutes sortes de niaiseries juste pour pouvoir les écrire)

- Tu av?

- Oui je av.

- Ok on dit quelque chose d'intelligent maintenant.

- Attends, attends. Ne dis rien... Donc...

- (Run away! I gotta get away! Sorry, this song is too catchy)

- Donc quelque chose d'intelligent? EUMMMMM...

- Non plutôt... Les questions sans réponses sont...

- Sont sans réponses.

- (Silence) NON. Sont... (Silence) Comme...

- Un papillon. Un papillon en plein vol. Impossible de les attraper.

- NON NON NON. En fait, c'est bon. Mais j'allais dire... c'est comme des lèvres...

- Des lèvres?

- NON DES LETTRES.

- DES LETTRES?

- NON DE L'AIR.

- Ah ok. Comme de l'air.

- Oui, de l'air. On peut seulement le respirer. Inspiration. Inspirer. NON QU'EST-CE QUE TU FAIS?

- J'écris. Mais wow. Quelle intelligence. Je suis É-BLOU-IE.

- C'est pas bon de fumer. Même si on fume pas pour vrai maintenant. C'est une dépendance. Ça fait une obsession. C'est pas bon une obsession. C'est comme l'amour. Quand tu obsèdes ça devient pathétique.

- Quelle intelligence.

- (Silence)

- Donc... ladies and gentlemen...

- (And girl I was made for you!!! YOU WERE MADE FOR LOVING ME)

- Je disais... Ladies and gents. Le but de cette expérience était de... vous emmerder.

- Quelle intelligence.

- Quelles belles fesses tout de même.

- Rapport?

- T'es chixx.

- Merci. J'aime les talons.

FIN.

vendredi 9 avril 2010

Waaah, t'as vu la paire de fesses?

Comment commencer cette réflexion?

Il y à l'amour.

Il y a un complexe plaisir/douleur.

Il y a des pulsions de survie.

Il y a ... une question dont je n'entendrais jamais l'ébauche d'une réponse.

Je pense qu'il y a là une question qu'il faut se contenter de vivre, parce que sans expériences il y a trop de conjectures, et avec trop d'expérience il n'y a que de la mémoire subconsciente.

lundi 5 avril 2010

une bouche et un trou

-On est enfermé dans la chambre
-On est enfermé dans le noir
-You are stating the obvious
-Well, you did the same!
-On est enfermé dans une chambre noire
-On est enfermé dans l’obscurité de la chambre
-On est enfermé dans la chambre et il fait noir!
-Je m’ennuie.
-Tu veux que…
-Non, je sais très bien comment tu veux passer le temps, et ça ne me plait pas du tout. Tu ne penses qu’à ça franchement.
-Tu veux parler à la place?
-Oui
-…
-Je sens mon cœur. Il crie dans mes oreilles. Il grimpe mes côtes. Il se balance sur mon diaphragme. Il nage dans mon sang. Il tricote avec mes veines et déchire mes artères. Je le voulais tellement. La terre tourne et ma tête aussi, il emporte ma tête. Je le voulais tellement. Le vent souffle et il l’emporte avec lui. J’écarte mes jambes. Il est parti. Je n’en peux plus. Le poisson suffoque. Je suffoque. On est pourtant pas relié. Tu ne veux pas le savoir. Tu me parles quand ton corps te dicte de le faire, quand il ne reste plus rien sur le rivage, en attendant que la marée t’amène de nouveaux trésors. Je le voulais tellement. Je croyais l’avoir, je croyais pouvoir l’avoir. Je me trompais. Je suis un désastre catastrophique d’une morphologie épouvantailesque. Mes jambes ne m’obéissent plus depuis un temps. Mais un faux pas ne devrait pas conduire au creux du néant. Un faux pas se révèle, je ne reconnais pas le mien, et malgré tout, je tombe, je fonce au creux du néant.
-Ce n’est pas un creux, c’est une chambre.
-Tu ne m’écoutes donc jamais, c’est vrai. Je ne suis qu’une bouche et un trou? Deux cavités où tu t’insères à ta guise?

dimanche 4 avril 2010

La la la la

La relativité restreinte explique peut-être l'idiotie des jumelles Olsen (moi je reste smart on s'entend), les bonhommes de final fanstasy 13 se battent avec des lunettes 3D.

Étiquetter un vide

Étamper un espace qui n'est pas miscible à l'encre, encore, encore, pour se vider de nos dires, si beaux ou innappropriés soient-ils, car c'est plus fort que moi... mes doigts ne se feront prier deux fois... même si une canne à pêche ne connaît pas toujours de poisson nouveau. On la fait toujours, la fête, même si on n'y prend pas toujours part, ça va et vient. Donne-moi la main, cours, allez plus vite, on doit prendre le prochain train, ne traîne pas derrière, le soleil s'en ira. Vite, pour enfin s'écraser sur un penda mou, c'est comme un fauteuil mais plus excentrique, plus rarissime et aussi, c'est ASIATIQUE. Si tu t'essouffles cours plus vite, si t'as froid, ne ralentis pas le pas.


C'est correct attendre le soleil pendant plus qu'un jour
C'est correct si ta main lâche
C'est correct si le train part sans nous.
Dans le fond.

fuck ouais la relativité

Je me suis réveillé

Le cœur léger, dans un autre monde. Un monde où tout ce qui se passe passe d'abord par ma tête, un monde où je puis que sourire à tout ce qui ce passe, un monde où le bien règne. Je me suis levé, le pied gauche gagnant la course jusqu'au plancher froid, mon réveil indiquant une heure impossible. J'ai mangé un bol de céréales verte avec du lait rose. J'ai la vive impression de sauter dans le temps, mais cela ne m'embête pas le moins du monde. Je suis un centre ville, j'attends quelque chose. Quoi? je n'en ai pas la moindre idée, qui? Peut être elle, qui sait. Je saute encore dans le temps, cette fois avec un vide. Je n'ai pas trouvé ce pourquoi j'attendais. Ce vide laisse rapidement place à autre chose. Mes connaissances sont là, mais dans ce monde je reconnais que leur visage, et leur présence m'importe peu. Je suis heureux, heureux comme un mélancolique est triste, heureux ne serait-ce que parce que je lève les yeux pour voir le ciel et pas le gris noir de nuages annonçant du mauvais temps pour encore des semaines, voir des mois. La chaleur oubliée du soleil sur mon flanc ravive en moi tant de souvenirs d'étés. Le temps se fige, j'apparais sur le mont royal. Elle est là, au loin. Je cours, du moins, mes jambes courent, mais je n'avance pas. Le temps me joue encore des tours. Je suis sur un banc, pas loin du belvédère. Je baisse la tête et la prend dans mes mains, comme si ce beau monde venait de prendre fin. En ouvrant les yeux, je vois ses pieds, ses jambes, et après avoir déplacé mon regard à la vitesse du son, son sourire. Le temps est pour moi favorable pour une fois. J'approche mes lèvres des siennes, ma main sur sa hanche. Il y entre moi et un moi comblé que quelque centimètre, quand j'entends les gouttes d'eau s'écraser une à une sur une fenêtre. Je la regarde une dernière fois, je fronce les sourcils, j'ose espérer avoir encore une chance. Ma main tient du plus fort qu'elle peut un tissu qui n'est plus sa camisole, et quand j'ouvre mes paupières je ne vois que mon plafond, accompagné du bruit d'une pluie qui vous réveille, et du battement de mon cœur, qui n'a jamais été aussi rapide à mon réveil.

A ciegas

J'ai dormi, j'ai dormi.
Hier j'ai dormi.
J'ai fermé les yeux et tu étais là.
On me parlait, on riait, mais je n'écoutais pas.
J'ai fermé les yeux et tu étais là.

I am happy, I am happy.
Today I am happy.
He makes me fret, but you make me happy.
Talks to me, smiles, holds my hand, I don't care.
He makes me fret, but you make me happy.

Te lo dirò, te lo dirò.
Domani te lo dirò.
Te lo dirò e tu dimenticherai
Pero cosas saranno differente.
Cosas saranno differente.


Et ainsi va la vie.


(Google Translate c'est pour les faibles)

samedi 3 avril 2010

agua caliente

Wash away my sins.

I couldn’t control myself. The music of lust was so loud. I needed to dance: I started bobbing my head, moving quickly my hips, bending my knees, shifting my weight from one foot to the other. I pulled him with me. He didn’t want to. Don’t be shy. I grabbed him firmly and forced his body to follow the rhythm of the music in my head. The more he resisted, the more I got drunk with desire. We turned and twirled and swirled and whirled and sinned so fast, everything became blurry, I closed my eyes, we fell. Screams of pain, screams of pleasure, laughter, we were only at the beginning of the song. Touch of his soft wet skin, smell of his acid fear, taste of his bittersweet tears. Stereos were blasting in my ears. The vibration of the sounds filled me up completely. Every cell of my body was carried by the melody of satisfaction. I continued to move my limbs frantically, following the powerful vibe of excess. He got tired and limp, waves of ache washing him down. So much to quench my rotten thirst.

Yes, Mrs. Officer, I had followed him. How could I not? He had smiled to me. He had asked for it.

mercredi 31 mars 2010

Sunshine

I was in the metro, tired. I smiled to a kid, a kid smiled back to me - sunshine.

lundi 29 mars 2010

Cause I'm a champion

From seven to three, no time to think.

From seven to three, he will do it for money, money, money. His girl is in between two messed up worlds, he’ll think about it later, first comes money. It’s a Russian roulette, a gun filled with satisfaction and no fear, ‘cause without words or moments to stop and stare there is nothing to face and bear. She’s so fine, she’ll get off work earlier to wait up for him with her car, kisses, damn I missed your lips, sorry gotta go. His son is so smart, so nonesuch, spread some juice on the kitchen floor for the attention, daddy’s not mad, he’s late at the office, good child. Shoot the man with whatever you have the slave’ll handle it. To save up his energies, he can’t do otherwise, maybe later. Later, okay?

From seven to three, he would’ve done it for the looks, for the attention, for the recognition. Now he can’t do anything but stare with bitterness at what performs, reacting like a nerve terminal to every provocation, even at every run-of-the-mill situation. 'Are we talking about me? About the crazy awesome thing I did in 1978?' She’s so fine… now he knows she’s a whore, during his overtimes, from others she was begging for more, of that he’s sure. He needs to answer the phone. He needs to run at the door. To look in her handbag. His boy has grown and he can’t admit the kid's smart, maybe smarter than him; though he doesn’t deserve to go karting. Daddy’s a champion, can’t you just be less mouthy and thank him for being your father?

From seven to three, to four, to eleven, to forever, too much time to think.

dimanche 28 mars 2010

Some nights:

Wakes up, goes to get a glass of water.
Braids in her hair and the kitchen light in her eyes,
Squinting, five years old again.

Goes back to bed, quietly, doesn't want to make noise.
Sleeping, he still grabs her waist.
His arm is warm.

Feels his heart,
Or is it hers?
Can't sleep, thinking too much.

Shit.
What if this is it?
What if this is all life has to give you?

Fuck. Stupid. Crying now.
Quietly.
Don't want to wake him.

Do you stay? Or do you go?
What if one day you decide you want something else?
What if one day it's too late?

The tears stop.
Thinking about tomorrow. Big day, lots of work.
Sleeps.

vendredi 26 mars 2010

Lorsqu'elle a très soif

Pong boit du lait au chocolat.
Hardiment, elle s’en prépare un verre.
Obstinément et méthodiquement, elle transforme du vulgaire liquide blanc en chocolat.
Évidement, rien ne l’empêcherait de prendre de l'eau ou un jus oasis à la place.
Néanmoins, elle préfère son lait au chocolat.
Indémontable, elle s’évertue à le savourer gorgée après gorgée, soif après soif, jour après jour.
Xérès, Sherry et autres apéritifs ne font pas le poids face à ce nectar brunâtre.

lundi 22 mars 2010

À la Charlie B., mon frère!

Vous savez, qu'on ait des choses à faire ou non, parfois, on écrit malgré tout. Un peu comme ce soir...

Parfums bohêmes

À travers la nuit chaude et sombre de septembre,
Je glisserai mes doigts contre ta douce tempe
Et caresserai ton crâne et tes cheveux d’ambre,
Mon désir est roi et tel un souffle qui rampe,
Mes lèvres couvriront ton corps de longs baisers
Qui réchaufferont ta chaire. Extase! Oh! Déesse!
Laisse-moi me brûler contre l’ardent brasier!
Ma langue avide a trop souffert cette sècheresse!
Laisse-moi lécher la cadence de ton pouls
Et dans cette même décadence sauvage,
Me saouler à la chaleur de ton sang filou,
Car elle me tire de ce dense sevrage,
Elle réchauffe mon cœur d’amant alangui
Et aussitôt si vivant, puissant et terrible!
Mais dont la passion, faute du jour, s’est tarie.
Passion qui, possédée par tes mains insensibles!
S’abreuve du nectar brunâtre de ta peau
Et succombe à l’immensité comment plaisante,
Éphémère, cruelle et acérée de crocs
Géants, dents capables de tortures béantes
Qui pénètrent mon être et font couler mon âme,
Ces brunes choses que sont ton corps adulé,
Tes yeux et le satin de tes cheveux (infâmes!)
Qui s’élancent en langoureux désirs dans ma gorge,
En parfums d’ébats, d’amours et de sensations,
Laissant agoniser dans le malheur qu’ils forgent
Ce poète dont le seul crime est la passion.


Je t’aime et me prosterne devant cette nuit,
Car demain, avec le soleil, tu auras fui,
Tu seras loin, sur l’horizon inatteignable.
Et quand la lune se lèvera, notable,
Je le sais, tu ne reviendras plus de si tôt.

dimanche 21 mars 2010

The Drifter

He's a loner, he's a drifter
From point to point, always further
He latches on and lets it go
That elusive feeling he needs to know.

It's a new dawn on life's horizon
It's a new friend without reason
He waits around and plunges down
He pulls her out and there's her crown.

Big Bang near the Big Ben
Owl grey circling the hen
Now he's on a communion cloud
New friendship can be so loud.

Cette fois-ci c'est bien la bonne
Pas d'autruche ni de grognonne
La ruche foisonne et elle vit
Elle se méliore et se miellit.

Trop.

And the fruit ripens and sours
It takes weeks, not days or hours
All those flies fly so slyly
The bond crumbles slowly.

They paint her ripped out nails
But on that day he bails
So they laugh and bitch and play
Flotting oh so far away.

Reflective and dejected
Deflecting the rejected
He pierces his soul with pellets of rain
Filling his brain with buckets of pain.

Même ses douillets oreillers
Ne font que le maintenir éveillé
Et son mince matelas de fortune
N'est qu'un lambeau d'amertume.

Encore.

He's a loner, he's a drifter
From point to point, always further
He latches on and lets it go
That elusive feeling he needs to know.

vendredi 19 mars 2010

Anger management

Pas pour se déguiser en hommes et femmes sereins, ces joyeux lurons au visage gouluement beurré. C'est car on n'a pas le temps, on en a déjà assez perdu, pas de temps à consacrer, pas pour eux, pour eux, pour eux, pour eux, pour eux...

Viens, on va chanter.

mercredi 17 mars 2010

I'm insulting you...

Don’t take me wrong, please don’t. But I don’t give a damn. You can say it again and again and again….and again, but it doesn’t matter, it won’t matter. As a matter of fact, it never did matter! I can pretend I care if you want me to. The question is, do you? Do you really? Would you appreciate it, knowing that I am pretending; would it be enough for you? Do you want me to pretend like everybody else does? After all, after all, there’s nothing left for me to say; you see, I don’t even care enough to try to find the right words, to try to make you understand how wrong this is, how wrong you are. Faible d’esprit, faible d’esprit que tu es. Regarde toi, je t’insulte, je t’insulte ouvertement et tu réussis quand même à trouver des compliments dans mes insultes, tu es incapable d’accepter? Je te lance des tomates dans la figure et toi, à la place de te nettoyer la face, tu cries que ça donne de la couleur à tes pommettes? Ciseaux à la main, j’empoigne tes cheveux et je les coupe, non, pas mèche par mèche, mais tout d’un coup, je coupe tes cheveux et tu cries que c’est à la mode? Tu appelles ce fiasco une coupe de cheveux?
J’aimerais bien te prendre la main et te faire remonter à la surface, mais je ne suis pas assez forte et toi, tu es incapable de m’atteindre, tu continues à te noyer dans tes rêves, dans tes illusions et je te vois sombrer à chaque jour, tu n’es presque plus là, tu fonds, tu disparais peu à peu. Je ne peux pas me pencher plus que ça, je risque de chavirer. Le bout de ton nez est encore visible, mais tu es submergé par tes aspirations et je n’y peux rien pour toi. De toute manière, je m’en fous.

mardi 16 mars 2010

Faire du monde, un meilleur des mondes.

Checklist de demain, et de tout les autres jours ou je ne serais pas malade.

- Me réveiller.
- M'assurer d'être présentable.
- Parler à un étranger.
- Donner de l'affection à quelqu'un qui ne s'y attend pas.
- Sourire.
- Faire savoir à chacun qu'il est important pour moi.
- Faire quelque chose d'inattendu.
- (Desfois), donner un BigMac à un itinérant.
- Complimenter quelqu'un dans le bus.
- Soutenir quelqu'un dans un projet qui lui tient vraiment à cœur, même si cela ne m'intéresse pas.
- Considérer chaque relation comme une nouvelle, sans préjugés, sans attentes préfaites envers l'autre personne.
- Sourire, encore, et avec la seul et unique raison d'être content de pouvoir partager une autre journée avec des personnes qui sont toutes un vrai coffre à trésors.
- Si le soleil se montre, l'apprécier. S'il pleut, profiter de l'occasion pour mettre mes bottes de pluie.
- Acheter son fruit préféré à quelqu'un, pour avoir la simple satisfaction de voir son sourire.
- Ne pas juger quelqu'un, simplement parce que ses décisions reflètent sa condition, et non sa personne.
- S'occuper de soi même, parce qu'il les meilleurs sourires viennent des personnes heureuses.
- S'occuper des autres, parce qu'il faut sourire à des miroirs, et non pas à des malheureux.
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Faire de mon monde, le meileur des mondes.
Savoir que les malheureux ne peuvent même par effleurer la grâce de mon âme.
M'endormir chaque soir,le sourire aux lèvres. Pas seulement parce que je pense à mes actions passées, mais parce que je pense aussi à celle que je ferais le lendemain.

lundi 15 mars 2010

Because.

It's exhilarating, like the wind in your hair when you're riding your bike, like a good song on the radio with the windows rolled down, like a jump off the high dive on a hot summer day.
Try it, one day.
You'll walk down the halls or in the street and you'll give someone a smile, anyone. And as you get a smile back, you'll feel the blood flowing in your veins, rushing through your head, pumping through your heart.
Smiling, loving, hoping, living.

It feels good, knowing you're not nothing.

1 jour en une phrase.

Good old stuff

Peines et souffrances affligeaient mon cœur d’un malheur profond jusqu’aujourd’hui, jour d’éveil, durant lequel mon âme s’est ouverte aux beautés de ce monde, motivée par la rencontre de ta bonté et de ta personne qui se démarque par sa senbilité pour les autres.

Je t'aime.

dimanche 14 mars 2010

120 secondes

- Salut, tu veux prendre un zinc avec moi?
- Bien, mais ici la monnaie se perd,
alors on buvera de l'air. En échange,
je t'apprendrai à faire courber le droit.

Alors, on remplit leurs tasses de chimères et de bon flair
Mine de rien les deux se teignèrent
de leurs songes, espoirs et de ce qui forme
habituellement un bonheur clair

La peau des joues s'effleure avec un violent effet
que déjà les lèvres partent ailleurs
s'élèvent vers ce qu'elles s'assurent être un plus haut sommet
par la chienne et l'envie d'un inconnu meilleur

Pour, finalement, fulminer leurs tripes entières
[sur le plancher propre,
car du fumet que contenait leurs coupes vidées de si peu
s'exhala (ils le vinrent arriver) un fiasco plus ou moins grand,
modelé par le talent et l'élégance de chacun des deux.

...Le droit, stoïque, ne plia pas

mercredi 10 mars 2010

1.Rigide¹

Refuser de se laisser mourir. Avoir peur de vivre.²
Prendre un couteau. Le plonger dans sa propre plaie.³
Un dialogue qui étouffe de l’intérieur. Effleurant la peau.⁴

Fuck you Héraclite …⁵

_______________________
[1] La numération sous-entend que ce texte est la première partie d’une réflexion à plusieurs points. « Rigide» désigne la formulation et les procédés utilisés lors de cette entrée en matière.
[2] Ici, la mort n’est pas perçue comme une étape de la vie. Bien qu’elle ne puisse être fuite, la mort ne se vit pas. Elle est pressentie et jamais tout à fait acceptée.
[3] Le sarcasme de cet énoncé se perd dans la traduction. Pourquoi l’auteur voudrait-il augmenter ses souffrances? Il n’essaye pas non plus de les taire. Comme il l’affirme à l’aphorisme 8 de Profondeur encombrante : « Je ne connais d’autre remède aux maux de l’esprit que le dialogue. Cependant, puisque la différence entre traiter et exacerber une plaie spirituelle m’est encore inconnue, je ne peux que constater qu’il vous appartient entièrement de déterminer le remède adéquat à vos propres blessures. »
[4] Deux parties empreignant leur échange de leur propre subjectivité est essentiel au dialogue. À ce sujet, toujours à l’aphorisme 8, l’auteur rajoutera : « Je décris cette teinte de manière péjorative parce que j’ai peur. Ainsi, j’utilise des masques et des béquilles pour ne pas confronter ma peur. Lorsque je l’affronte, je me sens impuissant et dénudé. Pourquoi ai-je peur? Pour plusieurs raisons que je crains. Un peu bancal comme argument? Ceci est MON texte LITTÉRAIRE, aussi rigide soit-il, je me permets de faire ce que je veux! »

[5] Cet emploi soudain du vulgaire sous-tend une rage et une honte. La honte et la rage de ne pas pouvoir envisager d’autres moyens que le mouvement afin d’enfin percer le voile de la vie et de faire. Ces sentiments se laisseront de nouveau deviner dans l’aphorisme 7 d’Unité en Construction : « Je ne me sens pas capable de créer/ Je ne peux affronter la vie tout nu. Mais je ne peux le faire avec une armure défectueuse. / C’est pourquoi je suis présentement, ou peut-être constamment, en train de me changer. »

dimanche 7 mars 2010

J'ai sangloté, ma moitié glacée.
La goutte roulant sur la joue, le couteau à la main.
Le souffle court, les yeux baissés.
La main tremblante, la tête dans les vapeurs.
L'air confiant, la mort dans la peau.

Toi

Tu m’as peigné les cheveux. Tu t’es laissé aller, avoue-le, tu t’es laissé aller. Au toucher de tes doigts, j’ai tremblé.
Tu as dessiné le sourire sur le coin de mes lèvres. Tu t’es laissé aller, avoue-le, tu t’es laissé aller encore une fois. Le sourire a conquis tout mon visage qui a cédé sans la moindre résistance. Tu m’as rendue heureuse.
Tu as insisté pour que je me maquille. Qui l’aurait cru? Couleur, couleur, couleur. Tu as fait ressortir mes yeux, tu pourrais t’y noyer désormais.
Ta main a baisé mes paupières. Ta voix intime a chanté pour moi, c’était doux; tes berceuses glissant sur ma poitrine me chatouillaient.
Tu me parlais comme si j’existais. J’ai essayé de murmurer pour te répondre. La cage n’a pas accepté, les sons emprisonnés, le fossé trop profond pour escalader. Mon silence ne t’a pas atteint. Intouchable.
Tu me trouves belle, tu me l’as dit. Arrête, tu me fais rougir. Les joues rouges à croquer, tu les as croquées. Mes joues sont rougerougerouge, mes pommettes croquées. Tu l’as fait avec combien d’autres, petit coquin?
C’était le temps de partir; touche finale, tu as mis une rose entre mes cheveux.
Tu as oublié de fermer la fenêtre. On t’avait toujours appris à verrouiller les portes, à fermer les fenêtres; les étrangers, à éviter les étrangers. Tu as oublié de fermer la fenêtre. Le vent a pénétré dans ta chambre, notre chambre, il m’a poussée; je suis tombée, déchiquetée, j’ai voulu crier, il était trop tard, noyée dans une mer de couleurs, j’ai suffoqué; j’ai voulu pleurer, les larmes ont reculé. Et là, juste avant de sombrer dans la coagulation de l’essence, j’ai sangloté.

Roméo et... l'autre

La folle court en balançant les bras mollement et paresseusement. Une folle dont le visage est peint comme une toile de Picasso et où le tout brille bien plus qu'un sapin de Noël. Elle s'est arrêtée devant le mauvais gaillard.

-"Hé euh, as-tu vu passer mon beau Rrroméo? Hi-hi-hi!", dit-elle d'un ton aguicheur, indifférente du visage auquel elle s'adressait. Le jeune homme eut le regard traversé par un léger étonnement. Il fronça les sourcils. Il y avait bien devant lui le type de visage idéal pour y visualiser un bullseye en plein centre, mais son imagination l'avait déjà frappée d'un coup de poing au visage.

Après un instant d'hésitation, il s'adressa à la Barbie couleur plastique pourri:
-"Tout d'abord, Roméo est mort il y a bien longtemps en se suicidant. On ne voudrait pas qu'il répète encore une fois ce geste en te voyant non? En second lieu, T'ES PAS JULIETTE." répondit le garçon.

L'expression perverse du visage de la Joconde trop bronzée s'est tout de suite transformée en stupéfaction, un peu comme ça : :O. Elle n'était pas habituée à ce qu'une nouvelle rencontre la regarde autrement qu'en bavant. Elle grimaça.

-"T'es con, toi et ton humeur merdique! Je sais même pas pourquoi je t'ai parlé!"
-"Hé bien MOI NON PLUS! Sans doute parce que ton niveau de désespoir a atteint un niveau inhumain ne pouvant s'appliquer qu'à des MALADES COMME TOI!"

Pendant un moment, elle avait l'air de réfléchir.
Elle recommença à courir.

samedi 6 mars 2010

"Beau comme la neige"

« Beau comme la neige », c’est son cœur
Sur lequel quelques traces profondes
Laissent les marques, simples rancœurs,
De ses maux et douleurs qui se fondent
En monarque maître de ses peurs.

Simples rancœurs traîtres, avides et sales,
Immondes! ces vengeances d’antan,
Dont sa belle âme est hélas vassale.
De son passé, vestiges du temps,
Simples rancœurs, haines viscérales,
Dirigées vers ce cœur invitant.

Hélas! Vif est en moi le désir
Que ses craintes mortelles et ses larmes
Viennent s’assécher et s’amoindrir
Sur mon épaule douce et sans arme.
Vif! car ce qui a su me séduire,
Créer l’émoi et former son charme,
« Beau comme la neige », c’est son cœur.


I just thought it was my turn to pull the trigger.

Si t'aime les grateux... T'ES UNE FOUTUE CONNE!

; Une folle en folle folie, les langues emprises. J'ai la gale, bourrure crino-viande sur aspartame mélodrama...
'Beau comme la neige sur asphalte grise d'une fenêtre givre et caresse bouillante. J'ai l'échos brouillard d'une tempête, tu capte? Je m'en lasse de tout mes bras, plein la cuisse, plein les maux. Headhache du pour: J'ai frôle comme nous frôlons la guêpe lors d'une joûte en jute. Le coma en pattes, j'ai lost comme le t.v. concert, d'une game sans points. L'oseille au Nord des pelages d'aurores sur mes tenta-viande. Je suis une folle en folle folie, les langues emprises. J'ai la gale, bourrure crino-viande sur aspartame mélodrama...
'Beau comme la neige sur asphalte»... Non! s'y juxtaposer les milles commandements en triple boucle sur glace fraichement chiée. Pardonne-moi Justine.. Les contres:

Tout...

vendredi 5 mars 2010

L'Éthique

beep. beep. beep. beep. beep.
néons blancs. couloirs froids. visages grisâtres.

vingt-cinq. vingt-cinq. vingt-cinq. vingt-cinq. vingt-cinq... soixante-quinze!
J'ai perdu à la loto. J'ai perdu ma chance.
Il ne pourra pas se régaler de ma moelle.
De la bonne moelle juteuse, fraîchement extraite de mon minuscule dos, saignante à souhait.
Je salive.
Je la pétrirais avec mes deux mains cette ordure de moelle, je m'en maculerais le corps nu, j'en éclabousserais les murs. Imaginez cette scène à la J'ai tué ma mère. Sourire béat, ha.

Me vider doucement de ma moelle.
Les dalles froides contre ma peau peinent à me retenir au réel.
Je sombre dans un engourdissement euphorique...
N'est-ce pas trop me gâter, moi qui n'arrive même pas à la cheville d'un cordon ombilical broyé en poudre?

Mouches

Deux mouches.
L'une suce le miel de sa propre moelle, mouche numéro deux prend des photos. Mouche numéro deux veut alors partager son propre miel aussi, ainsi elles seront deux à le faire.

Six éléphants.
Les mouches sont visées, elles sont tirées, elles sont touchées, elles sont tuées. Frites alors, on les beurre d'un air qui se coupe facilement au couteau. Les intestins des éléphants deviennent un monde de gras rose et enchanté. Même qu'avec beaucoup d'ambition ils réussisent à rentrer dans des camions à plusieurs, ou à s'épiler les jambes à la cire, et ensuite fuir.