avant de commencer

Voici. La seule contrainte de ce blog est de répondre au message le plus récemment publié par un nouveau message. Le lien est qu'il faut reprendre au moins un élément du texte précédent: soit le thème, le style, l'idée, ou la forme. Le nombre d'interventions faites par les contributeurs est libre.
Si vous voulez vous rajouter et que vous n'êtes pas inscrits, faites-moi signe (chris).
Finalement, faites exploser le hamster qui roule en vous (:

jeudi 6 octobre 2011

3,1416 oeuvre

If I had to be an animal I'd be an octopus. It's squishy and ugly but its got some nice long legs, or fingers? And can do all at once. I'd be that bag of tentacles. To reach the pinnacle of my dexterity, the top of my versatility. To be able to laugh and cry, and stand tall and be shy, and melt to the dark and stand in the light, and lie when it needs to be true, and destroy just to fix, and love and hate and, more litterally, smoke and swim, massage and change channels, puke and cook, paint and operate, finger her while I finger me.

I'm serious about this.

...

Oh wait I already can.

But all - all of them at once?

Shiiiiit, imagine.

Oh, pleaaaaaaaaaaaaaase just for once.

mercredi 5 octobre 2011

La grandeur pour les nuls

À avoir atteint de telles hauteurs, il fait aussi sombre qu'au plus profond de la terre. Dans cette nuit sans astre, il nous faut promené notre flambeau, flamme maigre et hésitante.

L'amour est possible, l'amour est un mensonge nécessaire, l'amour est une vérité dure. Que toutes ces propositions se tiennent et se valent signifient que nous approchons du but ...

Parlons, discourons, crions autant que nos poumons nous le permettent, tant et aussi longtemps que cela se fasse en silence.

Il faut avoir beaucoup souffert pour savoir rire. Rions peu, ne pleurons pas.

jeudi 11 août 2011

a paradise of another nature

seul a posséder mes pensées, seul à croire à la vérité, je suis supérieur. je me suffit entièrement et je n'ai aucune utilité à fréquenter des être soi-disant intelligent et moderne qui ne font que se mettre les uns les autres dans le cul.

pourtant je leur en veux de jouir ainsi. parce que finalement, que je soi seul être raisonnable sur une terre d'imbécile, ça revient à être le seul imbécile sur une terre de surdoués.

quelqu'un veut me mettre dans le cul? who am i kidding.

jeudi 26 mai 2011

A paradise where the only thing that's intrinsic is your head

In a boat filled with a hundred people, you're alone. Fucking with some two-legged modern being, you're still alone. Pregnant or on an island with some rum, an alcoholic pirate and a one bullet gun, you're alone again. Don't be afraid, it's the best high on earth. You're a creation, but at the same time you're a creator, the best critique regarding what is good and bad. Unlike the rose, which grows and blooms and simply lives without asking itself if this or that is the best way to do things, or if its petals are red or yellow, if the Little Prince does look like a dickhead or not, some actions, depending on your values, will satisfy you and some won't help you reach a goal you fixed. Same shit, different day. Chaos is order, movement is immutable. People come and go, you can't rely on them to fulfill your dreams and make you reach the climax of happiness in a direct way. Some sweats (yes, sweats) taste like heaven and some sweats are definitely questionable sweets (because, it leads to dramatic and romantic bullshit, but then, it's your choice to decide if this bullshit is valuable or not). Being an individual you have to be independent and accept this freedom to forge ahead, take only what you need from others, but you are wasted and fucked if others become the only rational answer.

dimanche 15 mai 2011

la fin: vaincre

Voici, le bout, pourtant le début.
il y a la chuchuchute, il y a l'étincelle.
ce qui vient de commencer a commencé bien avant le début et finira quand on en décidera.
regardons devant, vers l'infini.
ayons peur, dans l'infini.
surmontons ce gouffre, ensemble.
ou non. je me tiens par la main.
je regarde au fond: aussi loin que je peux voir,
et je me dis: voila, c'est fini.

dimanche 8 mai 2011

In your eyes

L'infinité se flétrie au rebord de tes yeux.
L'extase s’estompe et il ne reste plus ...
Que quelques murmures discrets, qu'une envie connue mais muette.
La poésie maladroite ...

ne veut plus rien dire.

Non.
Elle dit mal.
Au rebord de tes yeux.
Tout s'efface et le silence s'installe.
J'aime à oublier, que jamais je n'ai vécu sous la courbe de tes yeux.
Paul Éluard disparaît.
Les mots, ralentis et mous, s'envolent.
Enfin la liberté ...
Oui.
C'est être libre que de t'aimer sans mot.

mardi 5 avril 2011

how.

in your eyes i am yellow, like the color of the bedspread.

the fabric is soft in your hands. (it's fabric softener)

maybe one day i'll be so happy, so damn ecsatic, i'll think " was i ever NOT happy?"



when it ends, i'll hide the fabric under your bed.

and one day you'll find it and un-forget me.

jeudi 20 janvier 2011

La terre est bleue comme une orange - Paul Éluard

Filet bleuté, coules-tu vers l'autre côté de l'orange?
Avale la ligne du ciel, des étincelles de rixe;
Noie cette rugueuse toile, les silhouettes de cire liquide.
Embrasse les vergetures du temps, kaléidoscope.

Déterre le noyau de l'attente, sel glorieux.
Enterre la miséricorde de Mozart et des vertèbres.

Explose-moi, fais-moi jouir.
Nais. Ulcère. Meurs. Baise.

Filet bleuté, soulages-tu du syndrome de l'omniscience?
Broie la lueur du gouffre, des souffles de révolte;
Renifle cet hétéroclite onirisme, les flammèches de vapeur suave.
Écoute les gerçures du vent, polyphonie.