avant de commencer

Voici. La seule contrainte de ce blog est de répondre au message le plus récemment publié par un nouveau message. Le lien est qu'il faut reprendre au moins un élément du texte précédent: soit le thème, le style, l'idée, ou la forme. Le nombre d'interventions faites par les contributeurs est libre.
Si vous voulez vous rajouter et que vous n'êtes pas inscrits, faites-moi signe (chris).
Finalement, faites exploser le hamster qui roule en vous (:

mercredi 31 mars 2010

Sunshine

I was in the metro, tired. I smiled to a kid, a kid smiled back to me - sunshine.

lundi 29 mars 2010

Cause I'm a champion

From seven to three, no time to think.

From seven to three, he will do it for money, money, money. His girl is in between two messed up worlds, he’ll think about it later, first comes money. It’s a Russian roulette, a gun filled with satisfaction and no fear, ‘cause without words or moments to stop and stare there is nothing to face and bear. She’s so fine, she’ll get off work earlier to wait up for him with her car, kisses, damn I missed your lips, sorry gotta go. His son is so smart, so nonesuch, spread some juice on the kitchen floor for the attention, daddy’s not mad, he’s late at the office, good child. Shoot the man with whatever you have the slave’ll handle it. To save up his energies, he can’t do otherwise, maybe later. Later, okay?

From seven to three, he would’ve done it for the looks, for the attention, for the recognition. Now he can’t do anything but stare with bitterness at what performs, reacting like a nerve terminal to every provocation, even at every run-of-the-mill situation. 'Are we talking about me? About the crazy awesome thing I did in 1978?' She’s so fine… now he knows she’s a whore, during his overtimes, from others she was begging for more, of that he’s sure. He needs to answer the phone. He needs to run at the door. To look in her handbag. His boy has grown and he can’t admit the kid's smart, maybe smarter than him; though he doesn’t deserve to go karting. Daddy’s a champion, can’t you just be less mouthy and thank him for being your father?

From seven to three, to four, to eleven, to forever, too much time to think.

dimanche 28 mars 2010

Some nights:

Wakes up, goes to get a glass of water.
Braids in her hair and the kitchen light in her eyes,
Squinting, five years old again.

Goes back to bed, quietly, doesn't want to make noise.
Sleeping, he still grabs her waist.
His arm is warm.

Feels his heart,
Or is it hers?
Can't sleep, thinking too much.

Shit.
What if this is it?
What if this is all life has to give you?

Fuck. Stupid. Crying now.
Quietly.
Don't want to wake him.

Do you stay? Or do you go?
What if one day you decide you want something else?
What if one day it's too late?

The tears stop.
Thinking about tomorrow. Big day, lots of work.
Sleeps.

vendredi 26 mars 2010

Lorsqu'elle a très soif

Pong boit du lait au chocolat.
Hardiment, elle s’en prépare un verre.
Obstinément et méthodiquement, elle transforme du vulgaire liquide blanc en chocolat.
Évidement, rien ne l’empêcherait de prendre de l'eau ou un jus oasis à la place.
Néanmoins, elle préfère son lait au chocolat.
Indémontable, elle s’évertue à le savourer gorgée après gorgée, soif après soif, jour après jour.
Xérès, Sherry et autres apéritifs ne font pas le poids face à ce nectar brunâtre.

lundi 22 mars 2010

À la Charlie B., mon frère!

Vous savez, qu'on ait des choses à faire ou non, parfois, on écrit malgré tout. Un peu comme ce soir...

Parfums bohêmes

À travers la nuit chaude et sombre de septembre,
Je glisserai mes doigts contre ta douce tempe
Et caresserai ton crâne et tes cheveux d’ambre,
Mon désir est roi et tel un souffle qui rampe,
Mes lèvres couvriront ton corps de longs baisers
Qui réchaufferont ta chaire. Extase! Oh! Déesse!
Laisse-moi me brûler contre l’ardent brasier!
Ma langue avide a trop souffert cette sècheresse!
Laisse-moi lécher la cadence de ton pouls
Et dans cette même décadence sauvage,
Me saouler à la chaleur de ton sang filou,
Car elle me tire de ce dense sevrage,
Elle réchauffe mon cœur d’amant alangui
Et aussitôt si vivant, puissant et terrible!
Mais dont la passion, faute du jour, s’est tarie.
Passion qui, possédée par tes mains insensibles!
S’abreuve du nectar brunâtre de ta peau
Et succombe à l’immensité comment plaisante,
Éphémère, cruelle et acérée de crocs
Géants, dents capables de tortures béantes
Qui pénètrent mon être et font couler mon âme,
Ces brunes choses que sont ton corps adulé,
Tes yeux et le satin de tes cheveux (infâmes!)
Qui s’élancent en langoureux désirs dans ma gorge,
En parfums d’ébats, d’amours et de sensations,
Laissant agoniser dans le malheur qu’ils forgent
Ce poète dont le seul crime est la passion.


Je t’aime et me prosterne devant cette nuit,
Car demain, avec le soleil, tu auras fui,
Tu seras loin, sur l’horizon inatteignable.
Et quand la lune se lèvera, notable,
Je le sais, tu ne reviendras plus de si tôt.

dimanche 21 mars 2010

The Drifter

He's a loner, he's a drifter
From point to point, always further
He latches on and lets it go
That elusive feeling he needs to know.

It's a new dawn on life's horizon
It's a new friend without reason
He waits around and plunges down
He pulls her out and there's her crown.

Big Bang near the Big Ben
Owl grey circling the hen
Now he's on a communion cloud
New friendship can be so loud.

Cette fois-ci c'est bien la bonne
Pas d'autruche ni de grognonne
La ruche foisonne et elle vit
Elle se méliore et se miellit.

Trop.

And the fruit ripens and sours
It takes weeks, not days or hours
All those flies fly so slyly
The bond crumbles slowly.

They paint her ripped out nails
But on that day he bails
So they laugh and bitch and play
Flotting oh so far away.

Reflective and dejected
Deflecting the rejected
He pierces his soul with pellets of rain
Filling his brain with buckets of pain.

Même ses douillets oreillers
Ne font que le maintenir éveillé
Et son mince matelas de fortune
N'est qu'un lambeau d'amertume.

Encore.

He's a loner, he's a drifter
From point to point, always further
He latches on and lets it go
That elusive feeling he needs to know.

vendredi 19 mars 2010

Anger management

Pas pour se déguiser en hommes et femmes sereins, ces joyeux lurons au visage gouluement beurré. C'est car on n'a pas le temps, on en a déjà assez perdu, pas de temps à consacrer, pas pour eux, pour eux, pour eux, pour eux, pour eux...

Viens, on va chanter.

mercredi 17 mars 2010

I'm insulting you...

Don’t take me wrong, please don’t. But I don’t give a damn. You can say it again and again and again….and again, but it doesn’t matter, it won’t matter. As a matter of fact, it never did matter! I can pretend I care if you want me to. The question is, do you? Do you really? Would you appreciate it, knowing that I am pretending; would it be enough for you? Do you want me to pretend like everybody else does? After all, after all, there’s nothing left for me to say; you see, I don’t even care enough to try to find the right words, to try to make you understand how wrong this is, how wrong you are. Faible d’esprit, faible d’esprit que tu es. Regarde toi, je t’insulte, je t’insulte ouvertement et tu réussis quand même à trouver des compliments dans mes insultes, tu es incapable d’accepter? Je te lance des tomates dans la figure et toi, à la place de te nettoyer la face, tu cries que ça donne de la couleur à tes pommettes? Ciseaux à la main, j’empoigne tes cheveux et je les coupe, non, pas mèche par mèche, mais tout d’un coup, je coupe tes cheveux et tu cries que c’est à la mode? Tu appelles ce fiasco une coupe de cheveux?
J’aimerais bien te prendre la main et te faire remonter à la surface, mais je ne suis pas assez forte et toi, tu es incapable de m’atteindre, tu continues à te noyer dans tes rêves, dans tes illusions et je te vois sombrer à chaque jour, tu n’es presque plus là, tu fonds, tu disparais peu à peu. Je ne peux pas me pencher plus que ça, je risque de chavirer. Le bout de ton nez est encore visible, mais tu es submergé par tes aspirations et je n’y peux rien pour toi. De toute manière, je m’en fous.

mardi 16 mars 2010

Faire du monde, un meilleur des mondes.

Checklist de demain, et de tout les autres jours ou je ne serais pas malade.

- Me réveiller.
- M'assurer d'être présentable.
- Parler à un étranger.
- Donner de l'affection à quelqu'un qui ne s'y attend pas.
- Sourire.
- Faire savoir à chacun qu'il est important pour moi.
- Faire quelque chose d'inattendu.
- (Desfois), donner un BigMac à un itinérant.
- Complimenter quelqu'un dans le bus.
- Soutenir quelqu'un dans un projet qui lui tient vraiment à cœur, même si cela ne m'intéresse pas.
- Considérer chaque relation comme une nouvelle, sans préjugés, sans attentes préfaites envers l'autre personne.
- Sourire, encore, et avec la seul et unique raison d'être content de pouvoir partager une autre journée avec des personnes qui sont toutes un vrai coffre à trésors.
- Si le soleil se montre, l'apprécier. S'il pleut, profiter de l'occasion pour mettre mes bottes de pluie.
- Acheter son fruit préféré à quelqu'un, pour avoir la simple satisfaction de voir son sourire.
- Ne pas juger quelqu'un, simplement parce que ses décisions reflètent sa condition, et non sa personne.
- S'occuper de soi même, parce qu'il les meilleurs sourires viennent des personnes heureuses.
- S'occuper des autres, parce qu'il faut sourire à des miroirs, et non pas à des malheureux.
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Faire de mon monde, le meileur des mondes.
Savoir que les malheureux ne peuvent même par effleurer la grâce de mon âme.
M'endormir chaque soir,le sourire aux lèvres. Pas seulement parce que je pense à mes actions passées, mais parce que je pense aussi à celle que je ferais le lendemain.

lundi 15 mars 2010

Because.

It's exhilarating, like the wind in your hair when you're riding your bike, like a good song on the radio with the windows rolled down, like a jump off the high dive on a hot summer day.
Try it, one day.
You'll walk down the halls or in the street and you'll give someone a smile, anyone. And as you get a smile back, you'll feel the blood flowing in your veins, rushing through your head, pumping through your heart.
Smiling, loving, hoping, living.

It feels good, knowing you're not nothing.

1 jour en une phrase.

Good old stuff

Peines et souffrances affligeaient mon cœur d’un malheur profond jusqu’aujourd’hui, jour d’éveil, durant lequel mon âme s’est ouverte aux beautés de ce monde, motivée par la rencontre de ta bonté et de ta personne qui se démarque par sa senbilité pour les autres.

Je t'aime.

dimanche 14 mars 2010

120 secondes

- Salut, tu veux prendre un zinc avec moi?
- Bien, mais ici la monnaie se perd,
alors on buvera de l'air. En échange,
je t'apprendrai à faire courber le droit.

Alors, on remplit leurs tasses de chimères et de bon flair
Mine de rien les deux se teignèrent
de leurs songes, espoirs et de ce qui forme
habituellement un bonheur clair

La peau des joues s'effleure avec un violent effet
que déjà les lèvres partent ailleurs
s'élèvent vers ce qu'elles s'assurent être un plus haut sommet
par la chienne et l'envie d'un inconnu meilleur

Pour, finalement, fulminer leurs tripes entières
[sur le plancher propre,
car du fumet que contenait leurs coupes vidées de si peu
s'exhala (ils le vinrent arriver) un fiasco plus ou moins grand,
modelé par le talent et l'élégance de chacun des deux.

...Le droit, stoïque, ne plia pas

mercredi 10 mars 2010

1.Rigide¹

Refuser de se laisser mourir. Avoir peur de vivre.²
Prendre un couteau. Le plonger dans sa propre plaie.³
Un dialogue qui étouffe de l’intérieur. Effleurant la peau.⁴

Fuck you Héraclite …⁵

_______________________
[1] La numération sous-entend que ce texte est la première partie d’une réflexion à plusieurs points. « Rigide» désigne la formulation et les procédés utilisés lors de cette entrée en matière.
[2] Ici, la mort n’est pas perçue comme une étape de la vie. Bien qu’elle ne puisse être fuite, la mort ne se vit pas. Elle est pressentie et jamais tout à fait acceptée.
[3] Le sarcasme de cet énoncé se perd dans la traduction. Pourquoi l’auteur voudrait-il augmenter ses souffrances? Il n’essaye pas non plus de les taire. Comme il l’affirme à l’aphorisme 8 de Profondeur encombrante : « Je ne connais d’autre remède aux maux de l’esprit que le dialogue. Cependant, puisque la différence entre traiter et exacerber une plaie spirituelle m’est encore inconnue, je ne peux que constater qu’il vous appartient entièrement de déterminer le remède adéquat à vos propres blessures. »
[4] Deux parties empreignant leur échange de leur propre subjectivité est essentiel au dialogue. À ce sujet, toujours à l’aphorisme 8, l’auteur rajoutera : « Je décris cette teinte de manière péjorative parce que j’ai peur. Ainsi, j’utilise des masques et des béquilles pour ne pas confronter ma peur. Lorsque je l’affronte, je me sens impuissant et dénudé. Pourquoi ai-je peur? Pour plusieurs raisons que je crains. Un peu bancal comme argument? Ceci est MON texte LITTÉRAIRE, aussi rigide soit-il, je me permets de faire ce que je veux! »

[5] Cet emploi soudain du vulgaire sous-tend une rage et une honte. La honte et la rage de ne pas pouvoir envisager d’autres moyens que le mouvement afin d’enfin percer le voile de la vie et de faire. Ces sentiments se laisseront de nouveau deviner dans l’aphorisme 7 d’Unité en Construction : « Je ne me sens pas capable de créer/ Je ne peux affronter la vie tout nu. Mais je ne peux le faire avec une armure défectueuse. / C’est pourquoi je suis présentement, ou peut-être constamment, en train de me changer. »

dimanche 7 mars 2010

J'ai sangloté, ma moitié glacée.
La goutte roulant sur la joue, le couteau à la main.
Le souffle court, les yeux baissés.
La main tremblante, la tête dans les vapeurs.
L'air confiant, la mort dans la peau.

Toi

Tu m’as peigné les cheveux. Tu t’es laissé aller, avoue-le, tu t’es laissé aller. Au toucher de tes doigts, j’ai tremblé.
Tu as dessiné le sourire sur le coin de mes lèvres. Tu t’es laissé aller, avoue-le, tu t’es laissé aller encore une fois. Le sourire a conquis tout mon visage qui a cédé sans la moindre résistance. Tu m’as rendue heureuse.
Tu as insisté pour que je me maquille. Qui l’aurait cru? Couleur, couleur, couleur. Tu as fait ressortir mes yeux, tu pourrais t’y noyer désormais.
Ta main a baisé mes paupières. Ta voix intime a chanté pour moi, c’était doux; tes berceuses glissant sur ma poitrine me chatouillaient.
Tu me parlais comme si j’existais. J’ai essayé de murmurer pour te répondre. La cage n’a pas accepté, les sons emprisonnés, le fossé trop profond pour escalader. Mon silence ne t’a pas atteint. Intouchable.
Tu me trouves belle, tu me l’as dit. Arrête, tu me fais rougir. Les joues rouges à croquer, tu les as croquées. Mes joues sont rougerougerouge, mes pommettes croquées. Tu l’as fait avec combien d’autres, petit coquin?
C’était le temps de partir; touche finale, tu as mis une rose entre mes cheveux.
Tu as oublié de fermer la fenêtre. On t’avait toujours appris à verrouiller les portes, à fermer les fenêtres; les étrangers, à éviter les étrangers. Tu as oublié de fermer la fenêtre. Le vent a pénétré dans ta chambre, notre chambre, il m’a poussée; je suis tombée, déchiquetée, j’ai voulu crier, il était trop tard, noyée dans une mer de couleurs, j’ai suffoqué; j’ai voulu pleurer, les larmes ont reculé. Et là, juste avant de sombrer dans la coagulation de l’essence, j’ai sangloté.

Roméo et... l'autre

La folle court en balançant les bras mollement et paresseusement. Une folle dont le visage est peint comme une toile de Picasso et où le tout brille bien plus qu'un sapin de Noël. Elle s'est arrêtée devant le mauvais gaillard.

-"Hé euh, as-tu vu passer mon beau Rrroméo? Hi-hi-hi!", dit-elle d'un ton aguicheur, indifférente du visage auquel elle s'adressait. Le jeune homme eut le regard traversé par un léger étonnement. Il fronça les sourcils. Il y avait bien devant lui le type de visage idéal pour y visualiser un bullseye en plein centre, mais son imagination l'avait déjà frappée d'un coup de poing au visage.

Après un instant d'hésitation, il s'adressa à la Barbie couleur plastique pourri:
-"Tout d'abord, Roméo est mort il y a bien longtemps en se suicidant. On ne voudrait pas qu'il répète encore une fois ce geste en te voyant non? En second lieu, T'ES PAS JULIETTE." répondit le garçon.

L'expression perverse du visage de la Joconde trop bronzée s'est tout de suite transformée en stupéfaction, un peu comme ça : :O. Elle n'était pas habituée à ce qu'une nouvelle rencontre la regarde autrement qu'en bavant. Elle grimaça.

-"T'es con, toi et ton humeur merdique! Je sais même pas pourquoi je t'ai parlé!"
-"Hé bien MOI NON PLUS! Sans doute parce que ton niveau de désespoir a atteint un niveau inhumain ne pouvant s'appliquer qu'à des MALADES COMME TOI!"

Pendant un moment, elle avait l'air de réfléchir.
Elle recommença à courir.

samedi 6 mars 2010

"Beau comme la neige"

« Beau comme la neige », c’est son cœur
Sur lequel quelques traces profondes
Laissent les marques, simples rancœurs,
De ses maux et douleurs qui se fondent
En monarque maître de ses peurs.

Simples rancœurs traîtres, avides et sales,
Immondes! ces vengeances d’antan,
Dont sa belle âme est hélas vassale.
De son passé, vestiges du temps,
Simples rancœurs, haines viscérales,
Dirigées vers ce cœur invitant.

Hélas! Vif est en moi le désir
Que ses craintes mortelles et ses larmes
Viennent s’assécher et s’amoindrir
Sur mon épaule douce et sans arme.
Vif! car ce qui a su me séduire,
Créer l’émoi et former son charme,
« Beau comme la neige », c’est son cœur.


I just thought it was my turn to pull the trigger.

Si t'aime les grateux... T'ES UNE FOUTUE CONNE!

; Une folle en folle folie, les langues emprises. J'ai la gale, bourrure crino-viande sur aspartame mélodrama...
'Beau comme la neige sur asphalte grise d'une fenêtre givre et caresse bouillante. J'ai l'échos brouillard d'une tempête, tu capte? Je m'en lasse de tout mes bras, plein la cuisse, plein les maux. Headhache du pour: J'ai frôle comme nous frôlons la guêpe lors d'une joûte en jute. Le coma en pattes, j'ai lost comme le t.v. concert, d'une game sans points. L'oseille au Nord des pelages d'aurores sur mes tenta-viande. Je suis une folle en folle folie, les langues emprises. J'ai la gale, bourrure crino-viande sur aspartame mélodrama...
'Beau comme la neige sur asphalte»... Non! s'y juxtaposer les milles commandements en triple boucle sur glace fraichement chiée. Pardonne-moi Justine.. Les contres:

Tout...

vendredi 5 mars 2010

L'Éthique

beep. beep. beep. beep. beep.
néons blancs. couloirs froids. visages grisâtres.

vingt-cinq. vingt-cinq. vingt-cinq. vingt-cinq. vingt-cinq... soixante-quinze!
J'ai perdu à la loto. J'ai perdu ma chance.
Il ne pourra pas se régaler de ma moelle.
De la bonne moelle juteuse, fraîchement extraite de mon minuscule dos, saignante à souhait.
Je salive.
Je la pétrirais avec mes deux mains cette ordure de moelle, je m'en maculerais le corps nu, j'en éclabousserais les murs. Imaginez cette scène à la J'ai tué ma mère. Sourire béat, ha.

Me vider doucement de ma moelle.
Les dalles froides contre ma peau peinent à me retenir au réel.
Je sombre dans un engourdissement euphorique...
N'est-ce pas trop me gâter, moi qui n'arrive même pas à la cheville d'un cordon ombilical broyé en poudre?

Mouches

Deux mouches.
L'une suce le miel de sa propre moelle, mouche numéro deux prend des photos. Mouche numéro deux veut alors partager son propre miel aussi, ainsi elles seront deux à le faire.

Six éléphants.
Les mouches sont visées, elles sont tirées, elles sont touchées, elles sont tuées. Frites alors, on les beurre d'un air qui se coupe facilement au couteau. Les intestins des éléphants deviennent un monde de gras rose et enchanté. Même qu'avec beaucoup d'ambition ils réussisent à rentrer dans des camions à plusieurs, ou à s'épiler les jambes à la cire, et ensuite fuir.