avant de commencer

Voici. La seule contrainte de ce blog est de répondre au message le plus récemment publié par un nouveau message. Le lien est qu'il faut reprendre au moins un élément du texte précédent: soit le thème, le style, l'idée, ou la forme. Le nombre d'interventions faites par les contributeurs est libre.
Si vous voulez vous rajouter et que vous n'êtes pas inscrits, faites-moi signe (chris).
Finalement, faites exploser le hamster qui roule en vous (:

lundi 24 mai 2010

Parce que tu es, et je suis. Avec ou sans fautes.

Il praîat que qanud je palre en mpéahotres, il y a un mur ivsnibile qui se frome ertne l'artue posnerne et moi. Que cahuqe duébt de pahrse aèmne un bon vnet mias que la fin pred toletaemnt, arols que nos iédes ont fliali fiusnoner puor n'en frmoer qu'une. Alros on dneadme à l'ature peosnrne ce qu'elle a cmorpis. Son pniot de vue s'exqluipe hamebnilet, alros tuot est jufsiatible, bon snag... elle puet mmêe me firae crorie que je sius une flile bldone ou un vmaipre. Les mlatenednus ou les bonens cnstotataions dnas une cnoevrasiton ernte elle et moi s'empielnt. Puls on éhcagne puls on se rned cmotpe qu'on n'arua jamias copmirs, ou qu’on ne se frea jmaias cmopernrde. Puoratnt, il y a tuot à dcovéuirr, d'où l'etnetêemnt des gens... Osbtnie-toi, mias tu ne puorars jmaias praelr à ma palce, et moi je ne puorari jmaias plraer à ta pcale non puls, hueruesemnet.

Mais, s'il-te-plaît, parle. Car c'est moche, garder la vie pour soi.

samedi 22 mai 2010

moi non moi

Je te vois, je te vois, tu es là, auprès de mes doigts, tu es là, je te vois, si proche et inaccessible, je te vois; tu me vois, je suis ici, auprès de tes doigts, je suis ici, tu me vois, si proche et accessible…

Ferme les yeux, je ne suis qu’un rêve, ferme les yeux, tu ne me verras plus, ferme les yeux, je ne veux plus être aperçu, ferme les yeux; ouvre les yeux, je ne suis pas un mirage, ouvre les yeux, tu me verras, ici, ouvre les yeux, je veux que tu me remarques, ouvre les yeux…

Parle-moi, parle-moi de tout, parle moi, parle moi du bateau naufragé, notre bateau naufragé, parle moi, comment tu as survécu, parle moi, apprends moi, comment tu as survécu, parle-moi, parle-moi; ne dis rien, ne dis rien, ne dis rien du bateau naufragé, notre bateau naufragé, ne dis rien, car je n’ai rien à dire, je suis heurtée, coulée, j’ai atteint le sable, je n’ai rien à dire, je n’ai plus rien à dire…

Approche-toi, approche ton corps du mien, deux lèvres imprégnées, esquisse les creux de mon cou, aspire le parfum de mes perles, éprouve la pesanteur de mes épaules, frottement maximal; éloigne-toi, éloigne ton corps du mien, détachement inaudible de nos vies cloisonnées, suffocations de nos murmures disloqués…

vendredi 21 mai 2010

Comme à la prunelle de ses yeux.

Dans son œil j'ai vu cent mille histoires, toutes plus loufoques les unes que les autres. Je me croyais bien spécial, unique et immortel, mais j'ai compris que ce qui n'arrive qu'aux autre inclue aussi sa propre personne. Je suis en avance sur l'âge peut-être, plus sage que beaucoup, certainement, mais je ne détient aucune vérités universelles. Je réalise que c'est seulement après maturation qu'on peu comprendre le sens complet des phrases de Socrate, celles qu'on a religieusement mises en exergue. C'est seulement après expérience qu'on comprend vraiment ce qui faisait qu'on ne comprenait pas, alors qu'on croyait tout savoir. J'ai vu la mort dans ces yeux, dans les yeux, et c'est alors que j'ai compris. Il faut parfois qu'un gong se fasse entendre pour que le brouillard des idées se dissipe, et que la réalité soit visible.

Même s'il s'agit d'un mirage.

jeudi 20 mai 2010

Karkwa - Dors dans mon sang

On Sunday, I went to sleep.

En fermant les yeux, des rayons de cristal ont dissipé la vapeur de l'eau, et
Un long chemin de verre s'étendait comme une respiration argentée
Pour devenir des Yeux d'un violet étincelant.

La brume chantait comme une chorale de 100 000 voix
En libérant l'Éclat
D'une paix éternel
Et en abandonnant le Temps.

Au jour de tous les Repos,
Je ne suis plus.
Je ne deviens plus.

Le vent se mêle à l'eau
Comme une tempête de verre
Dont je suis l'Oeil.

mardi 18 mai 2010

Dot dot dot

Monday;
Wake up, be a hero. Today's going to be good.

Tuesday;
Five times snooze, missed the bus. Teacher's mad, what a jackass.

Wednesday;
That damn question again. No no no. Don't know what the fuck I want.

Thursday;
Watched the game, lost 4-2. Remember when it used to matter?

Friday;
Thank God the week is over.

Saturday;
Wasted, drunk, whatever you call it. Sad, funny. Funny, sad. It's a fine line.

Sunday;
Ouch.


Go to sleep, be a hero. Tomorrow's going to be good.

jeudi 13 mai 2010

Dimanche

En un clic on modifie ce qu'on a l'air à vue d'oeil.

Tu te lèves le matin, les paupières battantes comme les ailes d'un papillon. J'ai un goût de suicide et de vodka dans la bouche. Je fais passé le tout avec ma pâte à dent a deux couleurs. Elle est supposée goûtée la menthe.

Tu passes la porte parce que t'es supposée vivre. Le Soleil est un flash devant lequel tu dois sourire.

Non et renon. Pas besoin de dire non trois fois.

Un déclique plus tard et le pastiche s’émiette.

Murmurez–moi, muses, de ces mots qui sifflent comme des plumes au vol, et s’oublient comme des oiseaux au loin. Incapables et usés. D’un ton las, émerveillé, leurs chants perçant l’encore et ses lendemains.

Un corps, une silhouette. Un verbe effréné, qui surprend et … Je ne t’en parlerai pas, je ne le dirais pas. En fait, je ne dis pas, j’écris.

Il faut une lueur pour veiller la nuit. Un oubli pour illuminer le grand nord. Une flèche pour tendre cet arc. Et un point à la fin.

jeudi 6 mai 2010

Deux fois en plus

En un clic on modifie ce qu'on a l'air à vue d'oeil
Un oeil ça voit plus laid que ce qu'a tenté d'embellir la pensée
La pensée peut te laisser mort sur un sofa pendant des heures
Les heures tardives sont les plus propices à la dépravation
La dépravation est un effet papillon que déclenche le malheur
Le malheur est la meilleure école qui soit
Soit tu dis vrai soit tu imites les pendus et tu la boucles
Boucles de cheveux longs, parfois vous me manquez
Manquez ma récitation de poèmes et les tulipes pousseront

quand même.