La soleil meurt
Son sang se dilue dans l'océan des gratte-cieux
Dans la frénésie et le vacarme du downtown du business town
Arrachée à la torpeur par l'arôme amer du bruit et du café
La nuit éclot
Ses sujettes se prostituant à ras le bitume
La lune règne
Seule au milieu d'un ciel vide Inutile au milieu des ténèbres
Une brise siffle fort
Emporte le fédéra d'un homme
Il referme son manteau
Bien qu'il n'y aie qu'à son crane chauve qu'il aie froid
Éclairée par la lumière ocre d'un belvédère
Assise sur un banc
Attendant l'autobus
Une femme
Aperçoit le chapeau bercé au loin
Elle écoute le murmure de la brise
Toutes deux ne disent absolument rien
Le vent, plus fort
Les feuilles rouges et jaunes et oranges et mortes
Tombées sans bruit
Dansent au cœur de la ville
Après la chaleur suffocante et folle du jour
Il ne reste plus que ça
Le silence
Une danse sans sens
dimanche 17 octobre 2010
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Un très beau poème où le silence devient pratiquement un geste, où les arrêts brusques de phrase prennent un sens nouveau. De belles images et un rythme efficace qui rappelle réellement la danse, quoique je ne saurais dire laquelle !
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