beep. beep. beep. beep. beep.
néons blancs. couloirs froids. visages grisâtres.
vingt-cinq. vingt-cinq. vingt-cinq. vingt-cinq. vingt-cinq... soixante-quinze!
J'ai perdu à la loto. J'ai perdu ma chance.
Il ne pourra pas se régaler de ma moelle.
De la bonne moelle juteuse, fraîchement extraite de mon minuscule dos, saignante à souhait.
Je salive.
Je la pétrirais avec mes deux mains cette ordure de moelle, je m'en maculerais le corps nu, j'en éclabousserais les murs. Imaginez cette scène à la J'ai tué ma mère. Sourire béat, ha.
Me vider doucement de ma moelle.
Les dalles froides contre ma peau peinent à me retenir au réel.
Je sombre dans un engourdissement euphorique...
N'est-ce pas trop me gâter, moi qui n'arrive même pas à la cheville d'un cordon ombilical broyé en poudre?
vendredi 5 mars 2010
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