La folle court en balançant les bras mollement et paresseusement. Une folle dont le visage est peint comme une toile de Picasso et où le tout brille bien plus qu'un sapin de Noël. Elle s'est arrêtée devant le mauvais gaillard.
-"Hé euh, as-tu vu passer mon beau Rrroméo? Hi-hi-hi!", dit-elle d'un ton aguicheur, indifférente du visage auquel elle s'adressait. Le jeune homme eut le regard traversé par un léger étonnement. Il fronça les sourcils. Il y avait bien devant lui le type de visage idéal pour y visualiser un bullseye en plein centre, mais son imagination l'avait déjà frappée d'un coup de poing au visage.
Après un instant d'hésitation, il s'adressa à la Barbie couleur plastique pourri:
-"Tout d'abord, Roméo est mort il y a bien longtemps en se suicidant. On ne voudrait pas qu'il répète encore une fois ce geste en te voyant non? En second lieu, T'ES PAS JULIETTE." répondit le garçon.
L'expression perverse du visage de la Joconde trop bronzée s'est tout de suite transformée en stupéfaction, un peu comme ça : :O. Elle n'était pas habituée à ce qu'une nouvelle rencontre la regarde autrement qu'en bavant. Elle grimaça.
-"T'es con, toi et ton humeur merdique! Je sais même pas pourquoi je t'ai parlé!"
-"Hé bien MOI NON PLUS! Sans doute parce que ton niveau de désespoir a atteint un niveau inhumain ne pouvant s'appliquer qu'à des MALADES COMME TOI!"
Pendant un moment, elle avait l'air de réfléchir.
Elle recommença à courir.
dimanche 7 mars 2010
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