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lundi 22 mars 2010

À la Charlie B., mon frère!

Vous savez, qu'on ait des choses à faire ou non, parfois, on écrit malgré tout. Un peu comme ce soir...

Parfums bohêmes

À travers la nuit chaude et sombre de septembre,
Je glisserai mes doigts contre ta douce tempe
Et caresserai ton crâne et tes cheveux d’ambre,
Mon désir est roi et tel un souffle qui rampe,
Mes lèvres couvriront ton corps de longs baisers
Qui réchaufferont ta chaire. Extase! Oh! Déesse!
Laisse-moi me brûler contre l’ardent brasier!
Ma langue avide a trop souffert cette sècheresse!
Laisse-moi lécher la cadence de ton pouls
Et dans cette même décadence sauvage,
Me saouler à la chaleur de ton sang filou,
Car elle me tire de ce dense sevrage,
Elle réchauffe mon cœur d’amant alangui
Et aussitôt si vivant, puissant et terrible!
Mais dont la passion, faute du jour, s’est tarie.
Passion qui, possédée par tes mains insensibles!
S’abreuve du nectar brunâtre de ta peau
Et succombe à l’immensité comment plaisante,
Éphémère, cruelle et acérée de crocs
Géants, dents capables de tortures béantes
Qui pénètrent mon être et font couler mon âme,
Ces brunes choses que sont ton corps adulé,
Tes yeux et le satin de tes cheveux (infâmes!)
Qui s’élancent en langoureux désirs dans ma gorge,
En parfums d’ébats, d’amours et de sensations,
Laissant agoniser dans le malheur qu’ils forgent
Ce poète dont le seul crime est la passion.


Je t’aime et me prosterne devant cette nuit,
Car demain, avec le soleil, tu auras fui,
Tu seras loin, sur l’horizon inatteignable.
Et quand la lune se lèvera, notable,
Je le sais, tu ne reviendras plus de si tôt.

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