avant de commencer

Voici. La seule contrainte de ce blog est de répondre au message le plus récemment publié par un nouveau message. Le lien est qu'il faut reprendre au moins un élément du texte précédent: soit le thème, le style, l'idée, ou la forme. Le nombre d'interventions faites par les contributeurs est libre.
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dimanche 7 mars 2010

Toi

Tu m’as peigné les cheveux. Tu t’es laissé aller, avoue-le, tu t’es laissé aller. Au toucher de tes doigts, j’ai tremblé.
Tu as dessiné le sourire sur le coin de mes lèvres. Tu t’es laissé aller, avoue-le, tu t’es laissé aller encore une fois. Le sourire a conquis tout mon visage qui a cédé sans la moindre résistance. Tu m’as rendue heureuse.
Tu as insisté pour que je me maquille. Qui l’aurait cru? Couleur, couleur, couleur. Tu as fait ressortir mes yeux, tu pourrais t’y noyer désormais.
Ta main a baisé mes paupières. Ta voix intime a chanté pour moi, c’était doux; tes berceuses glissant sur ma poitrine me chatouillaient.
Tu me parlais comme si j’existais. J’ai essayé de murmurer pour te répondre. La cage n’a pas accepté, les sons emprisonnés, le fossé trop profond pour escalader. Mon silence ne t’a pas atteint. Intouchable.
Tu me trouves belle, tu me l’as dit. Arrête, tu me fais rougir. Les joues rouges à croquer, tu les as croquées. Mes joues sont rougerougerouge, mes pommettes croquées. Tu l’as fait avec combien d’autres, petit coquin?
C’était le temps de partir; touche finale, tu as mis une rose entre mes cheveux.
Tu as oublié de fermer la fenêtre. On t’avait toujours appris à verrouiller les portes, à fermer les fenêtres; les étrangers, à éviter les étrangers. Tu as oublié de fermer la fenêtre. Le vent a pénétré dans ta chambre, notre chambre, il m’a poussée; je suis tombée, déchiquetée, j’ai voulu crier, il était trop tard, noyée dans une mer de couleurs, j’ai suffoqué; j’ai voulu pleurer, les larmes ont reculé. Et là, juste avant de sombrer dans la coagulation de l’essence, j’ai sangloté.

11 commentaires:

  1. Selon mon interprétation bien personnelle: L'émotion est très présente et elle coule très bien. On sent dès le départ une certaine tristesse et l'emploie du passé amène une certaine nostalgie très rapidement dans la lecture. Et cette nostalgie se transforme à la fin en une détresse très prenante et ressentie au présent.

    J'aime bien.

    Bref... Blog anonyme, commentaire anonyme!

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  2. Le blog est semi-anonyme, puisque ce sera facile de deviner qui est qui, selon les styles/profils. Va dans Modifier les messages et tu vois les auteurs :P
    barbies for the win

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  3. En fait... je suis allé vérifier qui était l'auteur avant même de le lire.

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  4. Ah moi je lis, je guess ensuite, je vais voir si j'ai bon et jai toujours eu bon lalala

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  5. Ah ouais... je suis qui?

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  6. Chapeau, la p'tite!
    Je suis époustouflée par les images que tu as peintes dans ton texte! ;)

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  7. Merci chère anonyme connue!
    Cher anonyme inconnu, j'aime ton interprétation personnelle.

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  8. tu es un joggeur habillé en jaune, qui lance des roses.

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  9. connu mieux sous le nom de Jim. Comment tu as fait pour deviner, pere noel?!
    (anonyme qui a ecrit ce texte!)

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  10. Le vrai anonyme:

    Nooonnnnn...

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  11. Trop d'Anonymes!!!!!

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